Les Maux de la Grossesse

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Je ne suis ni gyneco, ni médecin et je ne prêtant pas avoir la science infuse non plus… Juste une future maman en fin de grossesse et qui n’as pas forcément vécu cette grossesse comme un long fleuve tranquille… Mes amies ont en plus décider de vivre une grossesse en même temps que la mienne, j’avais envie de partager un peu sur ce sujet avec vous, en espérant que cela pourra en aider certaines (ou pas lol)

La grossesse s’accompagne souvent de réactions imprévues, de petits maux sans gravité, mais aussi parfois de bobos à ne pas négliger. Nausées, mal de dos, problèmes de circulation, constipation… à vous d’agir en douceur avec les maux de la grossesse pour la vivre sereinement

1.Sautes d’humeur

Chaque femme enceinte vit une expérience différente sur le plan des émotions. Certaines femmes connaissent de grands changements tout au long de leur grossesse, tandis que d’autres n’en vivent qu’au début.

En dépit d’un sentiment de bien-être en général, certaines femmes sont surprises d’expérimenter des changements d’humeur rapides se manifestant par exemple par de l’irritabilité, des explosions de pleurs en alternance à de grandes démonstrations de joies. Les émotions intenses que peut ressentir une femme enceinte peuvent découler des poussées hormonales et des modifications de son apparence corporelle.

Que la grossesse soit planifiée ou non, plusieurs femmes peuvent ressentir de l’ambivalence au début de la grossesse. L’ambivalence est une réponse normale à la préparation au nouveau rôle de mère. D’une part, la grossesse procure un grand plaisir d’accomplissement. D’autre part, la femme enceinte peut aussi ressentir un sentiment de regret vis-à-vis sa vie passée dont elle doit faire le deuil.

Tous ces sentiments sont normaux. Il est important que la future mère ait l’opportunité de les exprimer et de les comprendre sans se sentir juger. Parler avec son conjoint, des amis ou d’autres femmes enceintes peut permettre à la mère de constater qu’elle n’est pas seule à vivre des questionnements de ce type.

Les femmes enceintes éprouvent également des sentiments mitigés à l’égard de leur corps en transformation. Certains jours, elles se sentent spéciales et épanouies, tandis que d’autres, particulièrement en fin de grossesse, elles ont l’impression d’être grosses et maladroites. La plupart des femmes ont hâte de retrouver leur corps d’avant après l’accouchement.

Certaines femmes enceintes n’aiment pas se regarder dans le miroir et réagissent mal aux remarques à propos de leur taille ou de leur poids. C’est tout à fait normal. Il faut éviter de comparer le corps d’une future maman avec celui d’une femme qui n’est pas enceinte.

2.Les nausées et les vomissements durant la grossesse

  • Reposez-vous.
  • Mangez des aliments dont vous avez envie.
  • Évitez de rester trop longtemps sans manger.
  • Essayez de manger plus souvent et en plus petites quantités.
  • Buvez de préférence entre les repas.
  • Mangez légèrement (ex. : du pain grillé) avant de vous lever et sortez doucement du lit.
  • Tenez-vous loin des odeurs fortes.
  • Essayez l’acupuncture.
  • Essayez l’acupression : il existe des bracelets spéciaux qui exercent une pression sur un point précis du poignet.

Quand Consulter:

  • si les nausées ou les vomissements nuisent à vos activités;
  • si vous perdez du poids;
  • voyez rapidement un médecin si vous présentez des signes de déshydratation : sécheresse des muqueuses (bouche, nez) et urine foncée;
  • voyez rapidement un médecin en cas de vomissements importants et persistants.

3.Envie fréquente d’Uriner

Toutes les femmes enceintes éprouvent une envie fréquente d’uriner durant les premiers mois de la grossesse, en raison de la pression exercée sur la vessie par l’utérus. Ce désagrément disparaît durant le 2etrimestre et se manifeste de nouveau vers la fin du 3e, lorsque le bébé descend dans le bassin et appuie sur la vessie. À la fin de la grossesse, l’envie d’uriner est donc un signe que le grand jour approche. Entre-temps, voici quelques conseils qui peuvent vous aider à réduire l’inconfort.

  • Urinez dès que le besoin s’en fait sentir.
  • Consommez plus de liquide durant le jour que le soir afin d’éviter d’avoir envie durant la nuit.
  • Limitez votre consommation de caféine. On retrouve la caféine dans le café, le thé, le chocolat et les boissons gazeuses de type cola. La caféine se retrouve aussi dans les boissons énergisantes. Notez qu’il n’est pas recommandé de boire des boissons énergisantes durant la grossesse.

Bien s’hydrater est important durant la grossesse. Il est donc déconseillé de réduire sa consommation de liquide pour avoir moins envie d’uriner. Il est recommandé de boire environ 2 litres de liquide par jour

  • L’envie fréquente d’uriner chez la femme enceinte est normale et n’est pas nécessairement un symptôme d’infection urinaires. Il est cependant important de consulter votre professionnel de la santé si vous présentez les symptômes suivants :
  • difficulté à commencer à uriner;
  • sensation de brûlure lorsque vous urinez;
  • urine qui sort en gouttes plutôt qu’en jet;
  • sensation d’avoir encore envie juste après avoir uriné;
  • douleur au bas ventre, surtout après avoir uriné;
  • présence de sang dans l’urine.

 4.La fatigue tout au long de la grossesse

L’augmentation du taux de progestérone entraîne plusieurs changements dans les cycles de sommeil. Ce qui accroît la sensation de fatigue durant le premier trimestre.

L’hypersensibilité des seins ainsi que d’autres maux et douleurs de la grossesse peuvent vous empêcher de trouver une position de sommeil confortable. Pour pallier ce problème, essayez de dormir sur le côté gauche.

Au fur et à mesure que votre bébé grandit, il exerce une pression croissante sur votre vessie. Cela vous pousse à uriner plus souvent. Le besoin d’uriner peut vous réveiller plusieurs fois par nuit.

Lorsqu’elles sont importantes, les nausées matinales peuvent vous tirer du lit plus tôt le matin.

Un sommeil agité
Des études sur le sommeil ont rapporté ce qui suit :
  • Environ 72 % des femmes enceintes font des cauchemars durant le 2e trimestre.
  • À la fin de leur grossesse, près de 97 % des femmes indiquent qu’elles se réveillent en moyenne 3 fois par nuit.
  • Environ 52 % des femmes enceintes font au moins une sieste la semaine, et près de 60 % en font au moins une la fin de semaine.

Votre utérus en expansion appuie sur votre estomac et vos intestins. Cela peut vous causer des brûlures d’estomacEn général, les perturbations du sommeil sont moins fréquentes durant le 2e trimestre. Les taux d’hormones diminuent, de même que la fatigue et les nausées. En raison de la baisse du taux de progestérone, il est possible que vous ressentiez moins de fatigue et de nausées.

Par contre, au fur et à mesure que votre utérus et votre bébé remontent dans votre abdomen, la pression sur votre vessie se relâche et vous éprouvez moins le besoin d’uriner.

Comme vos phases de sommeil paradoxal sont plus fréquentes, il est possible que vous fassiez plus de rêves et de cauchemars, qui vous semblent parfois très réels. Plus vous vous réveillez souvent, plus vous avez de la facilité à vous rappeler vos rêves.

En raison de la croissance de votre bébé et de votre ventre qui grossit, vous éprouvez peut-être des douleurs de dos, des douleurs musculaires et un sentiment général d’inconfort. De plus, vos articulations et vos ligaments s’assouplissent sous l’effet des hormones qui préparent votre corps à l’accouchement. Tous ces changements peuvent vous empêchez de trouver une position de sommeil confortable.

Le ronflement peut augmenter en raison de la congestion nasale et de la pression de l’utérus sur le diaphragme. Certaines femmes font même de l’apnée du sommeil durant leur grossesse. Cependant, l’apnée du sommeil et le ronflement peuvent constituer des symptômes d’un autre trouble de la grossesse. Si vous éprouvez des problèmes de sommeil durant votre grossesse, parlez-en à votre médecin ou à votre sage-femme.

Durant le 3e trimestre, votre sommeil peut être perturbé par le syndrome des jambes sans repos, que l’on surnomme aussi « impatience dans les jambes ».

Voici quelques mesures pour améliorer votre confort, si vous en souffrez.

  • Ne vous empêchez pas de bouger les jambes lorsque vous en ressentez une forte envie. Vous pouvez aussi les étirer et les plier.
  • Prendre un bain chaud et masser vos jambes avant de vous coucher peut vous aider à vous détendre afin de favoriser le sommeil.
  • Vous asseoir et surélever vos jambes peut diminuer la sensation de lourdeur dans les jambes
  • Vous assurer que votre alimentation est équilibrée et qu’elle réponde à vos besoins en fer, en acide folique et en calcium durant la grossesse.

Vous pouvez aussi ressentir des crampes aux jambes. Ces maux peuvent découler d’une augmentation de la circulation sanguine dans vos jambes, ce qui a des effets sur vos muscles et vos nerfs. Ils peuvent également être causés par un taux moins élevé de fer, d’acide folique ou de calcium.

5.Maux de tête

Vous êtes ravie d’être enceinte, mais vous vous passeriez bien de vos maux de tête? Vous n’êtes pas seule. En effet, 15 % des femmes éprouvent des maux de tête plus intenses durant leur grossesse. Ces maux de tête peuvent avoir plusieurs causes : des changements hormonaux, une augmentation de la circulation sanguine, la congestion nasale, le stress, la fatigue ou un faible taux de sucre dans le sang.

Heureusement, il existe des moyens de réduire ou de soulager vos maux de tête.

  • Évitez le café le thé, le chocolat, le stress ou les lumières vives, qui peuvent tous déclencher des maux de tête.
  • Appliquez des compresses chaudes ou froides sur votre front ou sur votre nuque, ou encore prenez un bain chaud (mais pas trop chaud).
  • Massez votre cuir chevelu. Cela peut vous procurer un certain soulagement.
  • Mangez des repas équilibrés en petites portions, et des collations santé.
  • Buvez beaucoup d’eau
  • Évitez les situations stressantes et les surcharges de travail. Pratiquez des techniques de relaxation
  • Veillez à dormir un nombre d’heures suffisant et accordez-vous des périodes de repos durant le jour.
  • Consultez votre pharmacien ou votre médecin pour savoir si vous pouvez prendre des médicaments pour soulager la douleur.

Si vous souffrez de maux de tête graves, vous devez être vigilante. Ils peuvent être un signe de pré-éclampsie (hypertension avec protéines dans les urines). Cet état comporte des risques pour la santé de la femme enceinte et du bébé. D’autres signes et symptômes peuvent aussi être présents telles des douleurs à l’estomac ou une vision embrouillée. Il est important de communiquer avec votre médecin si vous ressentez un de ces symptômes.

6.Saignements de Nez

Saviez-vous que l’oestrogène, une hormone féminine, peut causer de la congestion nasale, une augmentation des sécrétions nasales et des saignements de nez durant la grossesse?Voici certaines choses que vous pouvez faire pour éviter ces désagréments.

  • Évitez les pièces surchauffées, car la chaleur assèche les muqueuses et les rend plus à risque de saignement.
  • Évitez l’utilisation de décongestionnants sous forme de vaporisateur nasal. Ils peuvent soulager à court terme, mais augmenter la congestion à long terme.
  • Utilisez un humidificateur.
  • Évitez les endroits où les gens fument.
  • Inhalez la vapeur qui se dégage d’une douche chaude ou d’un bol d’eau chaude.
  • Massez vos sinus avec le bout de vos doigts.
  • Utilisez des gouttes nasales faites d’eau saline. Vous pouvez faire vos propres gouttes en faisant dissoudre 2,5 ml (1/2 c. à thé) de sel dans 250 ml d’eau bouillie (1 tasse).

7. Pertes Vaginales

L’augmentation des pertes vaginales représente l’un des désagréments courants du premier trimestre de la grossesse. Cela peut également se produire durant le dernier mois, pendant que le bébé descend dans le bassin. La cause? Principalement, les hormones, mais aussi l’augmentation de l’afflux sanguin dans la région pelvienne.

Astuces:

  • Portez une petite serviette hygiénique ou un protège-dessous.
  • Augmentez la fréquence des douches ou des bains jusqu’à ce que la situation se rétablisse.
  • Évitez toutefois les douches vaginales, car elles peuvent irriter les muqueuses du vagin.
  • Essuyez-vous toujours de l’avant vers l’arrière.

Consultez votre médecin si vous remarquez que vos pertes vaginales changent de couleur, ont une texture mousseuse, sont nauséabondes ou vous causent des démangeaisons. Tous ces symptômes pourraient révéler la présence d’une infection.

8.Essoufflement

L’essoufflement est un mal courant et normal de la grossesse. Près de 60 % des femmes enceintes se sentent essoufflées. Durant le 1er trimestre, vous pouvez avoir le souffle court en raison de la modification de votre système respiratoire. Dans les derniers mois de votre grossesse, la pression qu’exerce votre utérus en expansion sur votre diaphragme diminue votre capacité pulmonaire, ce qui peut aussi causer de l’essoufflement.

Pour réduire l’inconfort que l’essoufflement suscite, vous pouvez :

  • surveiller votre posture et garder le dos droit;
  • soulever légèrement la tête de votre lit ou utiliser un oreiller supplémentaire pour dormir en position semi-assise;
  • faire l’exercice suivant et le répéter jusqu’à ce que vous respiriez plus facilement :
    – installez-vous debout les pieds collés au sol ou couchée sur le dos les jambes pliées;
    – inspirez lentement en levant et en étirant les bras au dessus de la tête. Ce mouvement aura pour effet d’étirer la cage thoracique;
    – expirez lentement en ramenant les bras de chaque côté du corps.
  • éviter autant que possible les endroits où les gens fument, car la fumée peut être nuisible autant pour vous que pour votre bébé.

S’il s’agit de votre première grossesse, il se peut que vous ressentiez une diminution de l’essoufflement dans les dernières semaines avant l’accouchement. À ce stade, le bébé s’engage dans le bassin, ce qui a pour effet de diminuer la pression sur le diaphragme. Pour les grossesses suivantes, la descente du fœtus se fait souvent durant le travail ainsi la sensation d’allègement est moins ressentie.

9. Brûlures d’Estomac

Elles peuvent débuter dès le début de grossesse pour augmenter au fil des mois. La progestérone agit sur la musculature du tube digestif et favorise le reflux de liquide gastrique. La croissance du bébé (qui gagne du poids) favorise également les brûlures d’estomac.

Les remontées acides sont fréquentes, surtout au troisième trimestre après avoir mangé ou s’être allongée. Elles régressent en général spontanément après l’accouchement

Des mesures simples permettent de diminuer l’importance des remontées acides. Il est conseillé de supprimer les aliments épicés, les graisses, les sucres rapides, le café, le thé et les sauces. Il faut fractionner les repas et éviter de s’allonger juste après avoir mangé.

La nuit, il est recommandé de dormir en position semi-assise. Si besoin, un traitement médical pourra vous être prescrit par votre médecin ou votre sage-femme.

10.L’hyper-salivation

C’est une sécrétion abondante de salive… parfois très abondante, pouvant aller jusqu’à 2 litres par jour ! Cela peut entraîner des nausées, des vomissements. Ce désagrément apparaît souvent au premier trimestre de la grossesse et disparaît spontanément après l’accouchement. Il n’existe pas de traitement.

11.Constipation

Elle est fréquente pendant la grossesse, en particulier au deuxième et troisième trimestre. La sécrétion de progestérone, la diminution de l’activité physique et la pression du volume de l’abdomen favorisent ce problème déjà assez courant chez les femmes. Après l’accouchement, le retour à la normale ne se fait en général que dans les deux à trois mois suivants.

La meilleure arme reste l’activité physique ainsi qu’une alimentation riche en fibres, en fruits et en légumes. Il est conseillé de boire 2 litres d’eau par jour, si possible riche en magnésium (Hépar, Contrex…), manger des compotes aux pruneaux.

Les ballonnements sont également favorisés par cette « paresse » du tube digestif, et la croissance de l’utérus. Éviter les aliments qui fermentent tels que le chou et le riz

20 minutes de marche par jour peuvent aider à l’évacuation des selles. Dans certains cas, on pourra vous prescrire de l’huile de paraffine ou des suppositoires de glycérine.

12.Hémorroïdes

Ce sont les résultats de la dilatation de vaisseaux au niveau de l’anus. C’est un phénomène très douloureux qui peut être provoqué par la grossesse ou l’accouchement. Pendant la grossesse, cela s’explique par une tendance à la constipation, la compression de l’utérus et l’imprégnation hormonale.

Le meilleur remède est de lutter contre la constipation par un régime adapté adapté (fibres, légumes, céréales, pain complet…). Il est conseillé de ne pas forcer en bloquant son souffle pour aller à la selle.

Un traitement pourra vous être prescrit si nécessaire. Une complication est la survenue d’une thrombose hémorroïdaire qui nécessitera un petite incision locale. En général, les hémorroïdes qui sont apparus pendant la grossesse ou l’accouchement disparaissent dans les six semaines après la naissance de bébé.

13.Bouffées de Chaleur et Transpiration

Ce sont également de petits désagréments courants. Si on ne peut les supprimer, certaines précautions (éviter les aliments épicés, le café, le thé, s’habiller légèrement en privilégiant les vêtements en coton, dormir dans une pièce aérée) permettent de les limiter. L’homéopathie peut aussi aider aussi certaines femmes qui en souffrent.

14.Infections urinaires

Des facteurs irritatifs et mécaniques favorisent ce type d’infection. Dès les premiers signes (brûlures à la miction, douleurs très intenses après, envies d’uriner très rapprochées et peu productives), consultez impérativement le médecin ; non traitée, une infection urinaire risque de s’aggraver et peut entraîner de graves complications.

A titre préventif, on conseille de boire beaucoup d’eau.

15.Douleurs aux seins

Sous l’influence des hormones, les seins augmentent de volume et se tendent. Les douleurs sont particulièrement vives en début de grossesse, et réapparaissent en fin de grossesse.
Pour être plus à l’aise, il faut adapter la taille des soutiens-gorge à l’augmentation des seins. Des cataplasmes d’argile peuvent être appliqués sur la poitrine afin de la soulager.

16.Douleurs lombaires

C’est la première cause de douleur chez la femme enceinte. Ce phénomène peut être expliqué par une accentuation de la lordose (cambrure) due à l’augmentation de volume de l’utérus, le relâchement ligamentaire et la prise de poids. Pendant la grossesse, d’éventuels troubles de la statique préexistants, comme une scoliose, sont aggravés. Dans certains cas, des séances de kinésithérapie pourront être prescrites. L’acupuncture peut également être utilisée. Des cours de préparation à l’accouchement peuvent aussi aider les femmes souffrant de problèmes lombaires, en corrigeant, par exemple, la bascule du bassin.

Ces douleurs apparaissent dans la plupart des cas au deuxième trimestre et disparaissent après l’accouchement. Pour les prévenir, faites des exercices de bascule du bassin, nagez, dormez sur un matelas ferme.

Astuces:

  1. Limitez la prise de poids !
    Sans faire de regime, il suffit de choisir des aliments riches en fibres et en protéines ainsi qu’en glucides lents. Et d’éviter toutes les calories vides qui n’apportent rien à bébé ni à vous-même.
    2.    Changez de position aussi souvent que possible
    Les longs trajets en voiture ou la station debout prolongée sont autant d’occasion de souffrir de maux de dos. Si vous n’avez pas le choix, notamment si votre boulot implique que vous restiez assise toute la journée, placez un coussin au niveau de votre dos pour le garder bien droit. Pensez aussi à vous étirer de temps à autre. Enceinte, vous avez le droit de demander de vous asseoir, si votre emploi implique la position debout. Parlez-en au médecin du travail, il saura vous conseiller.
    3.    Marchez 30 minutes par jour 
    Il ne s’agit pas d’aller piétiner dans les boutiques mais de marcher d’un bon pas avec des chaussures confortables, à petits talons. On en profite pour vous rappeler que, sauf pour un cocktail rapide, il ne faut pas porter de talons hauts !
    4. Optez pour un matelas ferme
    Dormez de préférence sur le côté gauche afin de ne pas comprimer la veine cave, sur un matelas de qualité.
    5.    Demandez de l’aide
    Pas question de porter des paquets trop lourds comme le pack de lait ou de jus de fruits. Il y aura bien une âme charitable autour de vous pour vous aider à trimbaler vos achats. Il suffit d’oser demander !
    6.    Reposez-vous au maximum
    Dès que vous en avez l’occasion, faites une petite sieste, allongée sur un support dur, les jambes surélevées.
    7.    Portez une ceinture de grossesse 
    C’est un accessoire indispensable qui permet de soulager la plupart des douleurs dues au maintien.
    8. Consultez un kinésithérapeute 
    Sur le conseil de votre médecin, n’hésitez pas à consulter un kinésithérapeute. Pas question d’aller se faire masser en institut de beauté et de bien-être, même si les propositions de ce type foisonnent depuis quelques temps ! Pendant la grossesse, les massages peuvent provoquer des dégâts sur le développement du fœtus ou être l’occasion de complications pour la femme enceinte telle une phlébite. Seuls les kinésithérapeutes et les kinésithérapeutes-ostéopathes sont aptes à décider de l’opportunité d’un massage du dos et savent intervenir en respectant l’état de grossesse sur les points douloureux.

17. Syndrome de Lacomme

C’est une douleur assez fréquente apparaissant majoritairement au 3ème trimestre de la grossesse. Elle se manifeste dans le bas de l’abdomen, pouvant irradiée vers le périnée ou vers le ventre. Elle résulte de la distension des articulations du bassin et peut rendre la marche difficile avec une sensation de pesanteur pelvienne.

La douleur disparaît dans les 48 heures après la naissance de bébé. Le traitement consiste au repos strict accompagné d’anti-douleur (paracétamol), et éventuellement de magnésium.

18.Syndrome du canal carpien

Il se caractérise par des fourmillements et des engourdissements dans les doigts, ainsi que par une perte de la force musculaire dans le poignet et la main touchée. Il est lié à une compression du nerf dans le canal carpien de la main.(idem pour les pieds par le canal tarsien au niveau de la cheville)

Il est provoqué par la rétention importante pendant la grossesse. Environ 20% des femmes enceintes présentent ces symptômes. En général, ces manifestations désagréables disparaissent après l’accouchement.

19.Troubles de la circulation veineuse

La prise de poids et le phénomène de compression de l’utérus sur les gros vaisseaux abdominaux favorisent ces problèmes. Douleur et lourdeur des jambes, apparition ou augmentation de varices, œdème des membres inférieurs sont autant de maux résultant de cette insuffisance circulatoire.

Le traitement consiste, avant tout, à éviter la stagnation du sang (station debout prolongée, exposition à la chaleur, bains trop chauds, vêtements serrés sont à proscrire). Portez des bas de contention marchez, nager, surélevez les pieds du lit…

20. problèmes cutané

> Vergetures

Ce sont des « fractures » des couches profondes de la peau laissant des cicatrices indélébiles. Le risque est variable selon les femmes mais l’apparition des vergetures est favorisée si la prise de poids est importante.

Le fait d’avoir une peau rousse ou blonde accentuerait, en général, ce phénomène. C’est un gros objet de marketing, les laits hydratants et les crèmes peuvent aider mais aucun produit n’est efficace à 100%. L’huile d’amande douce, beaucoup moins onéreuse que les produits anti-vergetures, peut être utilisée.

Astuces: De la crème, de la crème et encore de la crème et plus tôt vous commencerez et mieux se sera

> Masque de grossesse
C’est l’augmentation du taux de cortisol dans le sang qui provoque une hyper-pigmentation cutanée appelée masque de grossesse. Il n’est pas présent chez toutes les femmes enceintes et son intensité est variable.

Après la grossesse, une pigmentation peut plus ou moins persister. Elle pourra être traiter par des soins spécifiques chez un dermatologue.

21. Diabète Gestationnel

Le diabète gestationnel est une maladie transitoire, qui apparaît pendant la grossesse et peut disparaître après l’accouchement (contrairement aux diabètes de type 1 et de type 2 qui restent à vie). Il se traduit par une résistance à l’insuline. Cette hormone est produite par le pancréas et a pour fonction de réguler le taux de glucose dans le sang, en permettant son entrée dans les cellules où il est transformé en énergie. Chez une personne insulino-résistante, ce fonctionnement est perturbé : l’insuline sécrétée par le pancréas n’a que peu d’effet sur les récepteurs cellulaires. Le glucose ne pénètre donc presque plus dans les cellules et s’accumule dans le sang. La glycémie augmente alors et provoque une hypersécrétion de l’insuline du pancréas.

Qui:

  • si vous avez plus de 35 ans,
  • si vous êtes en surpoids (indice de masse corporelle > 25),
  • si vous avez déjà souffert d’un diabète gestationnel ou avez déjà eu un bébé de plus de 4kg,
  • si vous avez ou des antécédents familiaux de diabète.
  • Solutions:

    Votre gynécologue-obstétricien ou l’endocrinologue que vous verrez à l’hôpital vous donneront des conseils pour contrôler le taux de glucides dans votre sang. Vous devrez, certainement, limiter les aliments sucrés, notamment les sucres rapides (comme la confiture) et suivre un régime particulier (environ 1600 calories par jour). Afin de ne pas fatiguer votre corps, il vous sera conseillé de fractionner vos prises alimentaires plutôt que de prendre trois grands repas. Chez certaines patientes, ces mesures sont insuffisantes. Elles peuvent se voir prescrire des injections d’insuline à faire elles-mêmes (l’équipe hospitalière est alors là pour leur montrer comment s’y prendre). Quel que soit le degré de gravité du diabète gestationnel, votre bébé sera suivi de très près et vous aurez de fréquentes échographies pour contrôler son évolution.

    22.Décollement placentaire au 1er trimestre de la grossesse

    Le décollement du placenta est très fréquent. Environ 15 à 20 % des grossesse seraient concernées. L’échographie souvent réalisée en raison de saignements ou de douleurs, révèle un épanchement sanguin de taille variable.

    On parle de décollement trophoblastique pendant les deux premiers mois, puis de décollement placentaire à partir du 3ème mois, lorsque l’embryon devient fœtus et que le trophoblaste prend le nom de placenta. Un décollement placentaire est toujours source d’angoisse. Il faut cependant relativiser, selon la situation dans laquelle on se trouve :

    • Lorsque l’échographie retrouve une activité cardiaque chez l’embryon ou le fœtus, le pronostic est en général très favorable, 80 à 90 % de ces hématomes régressant spontanément. Sont considérés comme facteurs de moins bon pronostic, un épanchement volumineux ou un hématome qui persiste plus de deux mois. Le Pr Henri-Jean Philippe, chef du service de Gynécologie Obstétrique du CHU de Nantes, souligne que  » les recommandations de repos et/ou d’abstinence sexuelle, la prescription d’antispasmodiques et d’arrêts de travail se fondent, en l’absence d’études cliniques, sur le principe de précaution. On a peur (est-ce à tort ou à raison ?) que la grossesse soit menacée. En limitant les contractions, le repos pourrait donc être bénéfique. Le recours à un traitement hormonal, en revanche, n’est pas indiqué« .
    • Lors qu’aucune activité cardiaque n’est retrouvée, l’hématome peut être un signe révélateur d’une fausse couche spontanée. Celle-ci s’évacuera spontanément dans les trois-quarts des cas, mais peut parfois nécessiter un traitement médicamenteux pour favoriser l’expulsion, voire un curetage.

    Une fausse-couche est une situation  » malheureusement très fréquente, qu’on pourrait qualifier de banale dans la vie d’une femme, si elle n’était si douloureuse à vivre. Il faut retenir qu’une fausse-couche n’empêche pas une grossesse ultérieure d’être menée à terme, parfois très rapidement après », tient à rassurer le Pr Philippe.

    Ces fausses-couches isolées doivent être cependant différenciées des fausse-couche à répétition. A partir de 3 fausses-couches spontanées, des explorations sont nécessaires, car en dehors des anomalies chromosomiques chez l’embryon, elles peuvent être liées à des pathologies de la mère que l’on peut traiter : malformations du col du l’utérus et de l’utérus, anomalies hormonales ou de l’immunité, exceptionnellement des infections.

     

    Conclusion: cette liste est non -exhaustive… en espérant qu’elle pourra quand même vous aider..

    Sources: Hôpital Robert Debré paris 19eme… naitreetgrandir.com mamanmagic.com, moi meme (lol)

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